 Le Crédit municipal de Paris a installé 4 ruches d'abeilles sur le toit de son bâtiment. L'institution financière a annoncé mardi à l'AFP qu'elle comptait fabriquer son propre miel. Ces ruches situées au cœur du marais produiront « le miel de ma Tante ».
Le CMP, qui pratique le prêt sur gage depuis 1777, est justement surnommé "Ma Tante". L'objectif officiel est de « favoriser la biodiversité et participer à l'accueil des abeilles en ville ». Au vu de la menace qui pèse sur ces insectes, ce geste parisien semble tomber à pic.
Une initiative bien pensée...
« Même si cela peut paraître paradoxal, les colonies d'abeilles vivent souvent mieux dans les villes car elles bénéficient d'un milieu favorable où se combinent une flore exceptionnelle avec des floraisons abondantes et régulières, une température de 2 ou 3 degrés plus élevée qu'à la campagne et un faible emploi de pesticides. »
C'est ce que prétend le Crédit municipal de Paris dans un communiqué. Celui qui se fait appeler "Ma Tante" travaille « en étroite collaboration avec deux apiculteurs expérimentés : Thierry Duroselle et Michel Picard de la Société Centrale d'Apiculture ».
« Près de 100.000 abeilles butinent les espaces verts et fleuris dans un rayon de 3 km autour du Marais », explique le CMP. « La variété des fleurs permet une abondante récolte de nectar et de pollen ».
« Les salariés du Crédit Municipal de Paris seront les premiers à goûter au Miel de ma Tante », précise-t-il. « Après la récolte d'été, quelques pots devraient être vendus lors des journées du patrimoine de septembre 2010. »
Cette initiative va dans le sens de la campagne de One Voice pour sauver les dernières abeilles. Le choix du surnom "Ma Tante" tire son origine dans l'histoire d'un fils de Louis-Philippe.
Le prince a mis sa montre en gage pour éponger ses dettes dues aux jeux d'argent. Un jour, sa mère la reine Marie-Amélie lui a demandé où se trouvait ce cadeau qu'elle lui avait offert. Le jeune homme a affirmé qu'il l'avait oubliée chez sa tante. Il est mort à l'âge de 18 ans.
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Miel de ma tante dans le marais fallait oser